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Les débuts du Marbella Club

Introduction de Christopher Clover

En 1973, l’année de mon arrivée à Marbella, quand j’ai repris la direction de l’agence de Panorama dans cette ville, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance de Rudolf Graf von Schönburg ; le “Comte Rudi”, comme ils l’appelaient à Marbella, et de sa charmante épouse, la Princesse Marie Louise de Prusse.

Au fil des ans, j’ai fini par connaître assez bien le Comte Rudi et la Princesse Marie Louise. J’ai toujours été surpris par la vie menée par ce couple et par leur générosité et humilité envers la communauté de Marbella, leurs amis, leur famille, dans le cadre de leurs travaux et responsabilités, et envers toutes les personnes qui ont eu le bonheur de pouvoir les rencontrer.

Le Marbella Club a la chance de pouvoir toujours compter sur la participation du Comte Rudi dans le rôle principal de l’hôtel : un homme qui a vécu chaque épisode de l’histoire du Marbella Club depuis ses débuts, au printemps 1954, et qui a assisté non seulement au réveil de l’industrie du tourisme à Marbella quatorze ans avant l’inauguration de Puerto Banús, mais qui s’est trouvé aussi depuis lors au cœur du développement du “tourisme de qualité” dans notre chère ville.

J’ai connu peu de personnes comme le Comte Rudi qui, à l’âge de 75 ans, peuvent arriver à faire en un jour ce qui prendrait à d’autres au moins deux jours, avec son autodiscipline allemande, sa minutieuse attention au détail et la vitalité d’un jeune garçon. Où qu’il aille, son esprit indomptable, son charme, son hospitalité et sa bonne volonté envers les autres l’accompagnent toujours.

Les activités qu’il réalise avec son style de Grand Seigneur, simple mais fin, à sa manière, incluent les innombrables tâches dans son cher Marbella Club ; la Présidence de la Confrérie de Santa Marta ; le Sponsoring des Hôtels et Établissements gastronomiques ; la Présidence du Comité directeur du meilleur collège international de Marbella, le Collège allemand Juan Hoffman ; son travail au sein du Gouvernement municipal en tant que conseiller principal de la Mairesse et en tant que Président de l’Association du Tourisme de Marbella ; son soutien constant à son épouse dans son infatigable travail à Concordia et autres organisations de charité, et la même dévotion envers ses enfants, membres de sa famille et ses amis à Marbella et dans le reste du monde.

En 2002, le Comte Rudi reçut la distinction de la Grande Croix d’Isabelle la Catholique, et la Grande Croix de l’Ordre du Mérite de l’Allemagne. À Marbella, une avenue porte son nom. En reconnaissance de son grand travail comme Président de la Délégation espagnole et portugaise de la prestigieuse organisation “Relais et Châteaux”, il reçut la Médaille d’Argent du Mérite de l’Espagne pour le Tourisme ; la Médaille de Citoyen exemplaire du Rotary Club Marbella ; le fameux Arc de Marbella et d’innombrables distinctions qu’il a reçues au long de ses 50 années dans la ville.

THE BEGINNINGS OF MARBELLA CLUB

LES DÉBUTS DU MARBELLA CLUB

Auteur : le Comte Rudi von Schönburg

Pour le lecteur, ce récit ressemblera probablement plus à un conte de fées qu’à la véritable histoire des débuts du Marbella Club. Toutefois, c’est exactement de cette façon que tout a commencé.

…Une petite et jolie pinède, au bord d’une vaste oliveraie, faisant de l’ombre à de magnifiques vignobles, trois milles à l’ouest du centre historique fortifié de la ville de Marbella, avec vues sur le Détroit de Gibraltar et ses Colonnes d’Hercules, où les anciens Classiques pensaient que le monde terminait, est l’endroit où le jeune Prince Hohenlohe tomba amoureux de cette Belle au bois dormant en 1944. Son microclimat singulier, la lumière magnifique, le parfum délicieux de l’air, le bleu intense de la mer où pullulent les poissons, les plages vierges et en dernier lieu mais pas pour autant moins importantes, l’amabilité et l’hospitalité des gens de la région fascinèrent le Prince à un tel point qu’il décida de modifier son plan de voyage afin de négocier l’achat du domaine Santa Margarita, une propriété où lui et son père avaient accédé pour se baigner et prendre le goûter. Ce magnifique domaine est l’endroit où est situé le Marbella Club.

Ils décidèrent sur le champ de sauver ce “Jardin d’Éden” pour la postérité, et de communiquer leur trouvaille au monde. Une fois la construction de sa maison dans la jolie pinède terminée, il transforma la maison de campagne abandonnée en un point de rencontre pour les nouveaux colonisateurs, qu’il baptisa comme Marbella Club.

Avec son style d’“élégante simplicité”, il ajouta rapidement vingt chambres, simples mais accueillantes, pour y loger non seulement les voyageurs qui étaient de passage et recherchaient désespérément un endroit où passer la nuit, mais aussi pour tous ses amis, convaincus par ses récits émouvants concernant le “Paradis sur terre”, qu’ils devaient visiter Marbella.

Il convient d’ajouter que le service primitif de télécommunications, souvent critiqué, contribua à la croissante popularité du Club. Étant donné le fait que l’hôtel était l’un des rares établissements qui avait le téléphone à Marbella, les habitants de toutes les zones venaient au Club pour y réaliser leurs appels et profiter des installations alors qu’ils attendaient la connexion. Peu de téléphones étaient disponibles, et il n’y avait que deux lignes sur toute la côte, d’Algésiras à Malaga, et l’un dépendait de l’amabilité et de l’efficacité de l’opérateur de la ville avec laquelle la connexion était réalisée depuis l’une de ces deux lignes au moment de leur disponibilité. Dans ces circonstances, vous ne serez probablement pas surpris si je vous dis que l’établissement d’une connexion avec Malaga prenait entre une et deux heures, et avec Madrid ou toute autre capital européenne entre quatre et six heures. De cette manière, le client disposait de suffisamment de temps pour se baigner, jouer au tennis, déjeuner ou jouer une partie de rubber bridge tout en attendant la connexion, et par conséquent l’ambiance dans le Club était très animée (en plus des revenus extra).

The price of a double room, in those days, including full board, was 285 Ptas. per person per night, or about €1.70! It would be wrong to pretend that the hotel was only filled with celebrities, film stars, aristocrats and politicians. Had that been so, the hotel would have been ruined after a very short time! No, there were so many faithful transit guests, who discovered the Marbella Club by pure chance while searching desperately for overnight accommodation on theirway from Morocco back to France, or from Portugal to Granada… They were enchanted to find such a charming, clean “Motel” amidst beautiful gardens, with the result that some stayed on an extra night and returned next time for two or three weeks and obviously told their friends of their marvellous discovery – so the news travelled by word of mouth.

Notre meilleur ambassadeur fut évidemment le Prince Alfonso qui, démontrant un terrible enthousiasme durant ses continuels voyages autour du monde, racontait à tout le monde l’existence de son magnifique hôtel. Il était donc logique que d’illustres membres de l’Aristocratie européenne comme les Fürstenbergs, Bismarcks, Metternichs et les Archiducs d’Autriche, la Royauté scandinave et les rois exilés ; ainsi que de célèbres stars de Hollywood telles que James Stewart, Marle Oberon, Ava Gardner, Kim Novak et la belle Audrey Hepburn et son mari Mel Ferrer ; des banquiers tels que les Rothschilds et Oppenheims ; des entrepreneurs industriels comme Henry Ford, les Krupps et la famille Agnelli, Onsassis et Stavros Niarchos firent soudain leur apparition à Marbella.

Les habitants de Marbella n’en croyaient pas leurs yeux quand ils rencontraient dans les ruelles de telles célébrités qu’ils n’avaient vues jusqu’à présent que sur les écrans de cinéma ou dans de fameuses revues.
En tant que cousin du Prince et diplômé de l’École suisse de Direction d’Hôtels de Lausanne, le Prince Alfonso, en 1956, m’a convaincu de venir à Marbella afin d’introduire des techniques de direction modernes et un niveau élevé de service personnalisé au Marbella Club. Ce n’était pas une tâche facile de satisfaire les attentes de tous ces invités importants, habitués à voyager d’un endroit à l’autre, dans ce qui était toujours un très simple mais charmant hôtel. Cependant, avec de l’expérience professionnelle, de la diplomatie et un style aristocratique, nous avons été capables de changer le petit “Country Inn” en un des meilleurs hôtels européens, faisant partie des hôtels de références dans le monde et membre de Relais et Châteaux. Grâce au fait d’avoir su combiner l’atmosphère unique d’un club avec des divertissantes fêtes hebdomadaires et un excellent service, les grands voyageurs internationaux ont vite considéré un séjour au Marbella Club comme un “must”.

Divertissants, les dîners habituels du mardi en tenue décontractée au Beach Club, que nous appelions pompeusement “dîners de gala”, permettant aux invités de s’habiller avec élégance mais sans cravate, ajoutaient un style particulier à l’atmosphère normalement décontractée et nous offraient des soirées inoubliables, comme la nuit ou le Duc et la Duchesse de Windsor assistaient à l’un de ces “galas” en essayant de suivre notre code vestimentaire, bien opposé aux habitudes normales du Duc de toujours porter la cravate, même en été.

Les invités, informés de la présence de tels illustres personnages, décidèrent d’abandonner leurs habits élégants décontractés et tous les hommes se présentèrent en costumes et cravates. Quand le Duc entra au Beach Club, il portait une chemise hawaïenne à col ouvert ! Honteux, il fit demi-tour sans que les invités ne le remarquent et revint ensuite impeccablement habillé d’un costume de gala.

Quel choc pour tous les autres invités, qui s’étaient pour la plupart détendus et avaient enlevé leurs cravates, d’être confrontés à cette autre controverse ! Seul un homme aussi bon que le Duc de Windsor put résoudre la situation en dénouant son nœud-papillon et en le jetant dans la piscine !

Dévoués à notre travail, le Prince et moi formions une équipe parfaite, utilisant nos différents talents et nos contacts dans le monde entier pour créer l’un des hôtels les plus emblématiques du monde, et réussir à encourager les amis à investir à Marbella, en construisant des promotions et des zones résidentielles avec terrains de golf, ports de plaisance et terrains de polo. Dès le début, nous avons toujours souhaité conserver cette “petite oasis” sans hauts buildings et surpeuplement, et de maintenir une ville jardin où le charme local traditionnel et le style cosmopolite ainsi que l’élégance se marient à la perfection.

Mon mariage en 1971 avec la Princesse Marie Louise de Prusse, arrière petite-fille du dernier Empereur d’Allemagne, apporta un changement grandiose, je profitais d’une vie de famille heureuse et elle donnait au Marbella Club la touche féminine nécessaire, le glamour royal et la classe. Les 15 précédentes années de célibat m’avaient donné le temps de dédier chaque minute de ma journée à améliorer le succès du Club, mais elles avaient également créé un manque d’influence féminine dans la direction.

Après un magnifique mariage dans la Forêt Noire en mai 1971 et la merveilleuse lune de miel de 6 semaines, en voyageant du Nord au Sud sur le continent américain, nous fûment accueillis par le Prince Alfonso à notre retour à Marbella, avec une inoubliable fête au Beach Club, suivie par des semaines de festivités qui ont fait de la saison d’été de 1971 au Marbella Club l’un des plus amusants et divertissants étés de l’histoire.

We were so incredibly happy, but missed very much having children. Finally in May 1979 our long-awaited first child was born, our darling daughter Sophie. The joy over this long-expected birth filled the hearts of the Marbellíes and of the whole of Spain, to such a point that Her Majesty Queen Sofia offered herself spontaneously to be the Godmother of her newborn niece. Nobody in Marbella will ever forget the glorious entry of Queen Sofia with the baby girl in her arms, into Marbella’s main church, La Encarnación, to the overwhelming sound of the famous organ “Sol Mayor”, as well as the jubilant acclamation of the population. The birth, six years later, of our son, Friedrich Wilhelm, now studying at the famous hotel school in Lausanne, completed our happiness.

Nous étions tellement heureux, mais cela nous manquait d’avoir des enfants. Finalement, en mai 1979 notre tant attendu premier enfant est né, notre fille chérie Sophie. La joie de cette naissance si espérée remplit les cœurs des habitants de Marbella et de toute l’Espagne, jusqu’à tel point que Sa Majesté la Reine Sofia s’est proposée spontanément d’être la marraine de sa nièce nouveau-née. Personne à Marbella n’oubliera jamais la glorieuse entrée de la Reine Sofia avec la petite fille dans ses bras, dans l’église principale de Marbella, l’Encarnacion, accompagnée du son du fameux organe “Sol Majeur”, et de l’acclamation radieuse de la population. La naissance de notre fils Friedrich Wilhelm, six ans plus tard, lequel étudie actuellement à la fameuse école hôtel de Lausanne, compléta notre bonheur.

Notre dévouement depuis notre première arrivée, pour renforcer et améliorer le succès de Marbella, préserver les belles traditions de la vieille ville et assister les personnes dans le besoin, ont fait que les gens de Marbella nous ont très vite considérés comme des leurs.

L’arrivée du Prince héritier Fahd et de son frère le Prince Salman d’Arabie Saoudite à la fin des années soixante-dix signifiait un soutien exceptionnel à notre philosophie : de luxurieux palaces cachés dans de grand jardins permettant le confort et la vie privée. Très vite, d’autres souverains et des hommes d’affaires fortunés des Émirats, qui chérissaient la compagnie de la famille royale saoudite, les ont suivis. Ils ont apporté les si nécessaires pétrodollars dans l’Espagne post-Franco et justifié l’espoir que notre combat pour sauver la magnifique destination touristique pour la postérité n’a pas été vain.

Malheureusement, ces sentiments de splendeur ont vite déchanté en raison de l’insensibilité de l’administration municipale pendant 14 néfastes années, de 1977 à 1991, jusqu’à tel point que Marbella connut la pire époque de son histoire. En plus de cette situation catastrophique, le Prince Alfonso, partenaire des Saoudiens, décéda et laissa ses actions aux mains de ses héritiers, qui n’eurent pas d’autres intérêts que de vendre l’hôtel au meilleur prix possible le plus rapidement possible.

Tout semblait perdu… mais à nouveau une bonne étoile apparut à l’horizon en la personne de David Shamoon, propriétaire d’une des plus belles propriétés en bord de plage de la zone résidentielle du Marbella Club “Santa Margarita”, et qui a réalisé que tous ces investissements et la gloire de Marbella seraient vains, si personne ne prenait l’initiative de sauver le produit phare, le Marbella Club.

Il a convaincu quelques amis d’acheter les actions du club avec lui et a investi beaucoup d’argent dans l’hôtel pour le ramener à sa vieille gloire, en améliorant et en modernisant les installations et le restaurant jusqu’au plus haut niveau, sans perdre son charme typique et son service personnalisé. Il m’a convaincu de revenir au Club pour l’aider à atteindre ses objectifs et récupérer en partie la fameuse clientèle.

Je suis fier de dire que nous avons gagné cette étape cruciale, et contribué à rendre au Marbella Club et en conséquence à Marbella, sa reconnaissance d’avant.

Il existe un espoir justifié à présent, après les élections de la nouvelle Administration municipale le 27 mai 2007, que le nouveau conseil de la ville supportera nos efforts de préserver notre Marbella glamoureuse. Elle pourra ainsi continuer à être le port pour les nouvelles générations de leaders d’opinion du monde entier.

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